10 choses à faire cet hiver au jardin!

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Ce moment de calme, de ressourcement, où le jardin apparaît sous un tout autre jour.

Cette époque où le temps est différent : les jours sont pourtant les plus courts mais l’on n’est pas pressés, libérés d’une Nature vigoureuse et difficile à tenir. Les sons sont rares, la Vie calme et reposée, les allées et venues sont accompagnées de l’éternel compagnon du jardinier hivernal, j’ai nommé sieur Rouge-gorge.

Alors oui, il fait froid. Statistiquement parlant, les températures sont plus basses en cette saison, c’est un fait. So what ? On s’habille bien et quand on bouge on n’a pas froid. Ça marche à tout les coups 🙂

Cette période est souvent négligée alors qu’elle est fondamentale et tellement… différente. Elle permet de prendre le temps d’affiner son système, de l’observer sous un œil nouveau et de prendre de l’avance sur le printemps et le reste de l’année. Voyons ensemble les taches a effectuer cet hiver :

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Transition permacole au jardin : épisode 1

Prise de Terre

Ceci est l’histoire d’un jardin et surtout d’une jardinière.

Les années s’écoulent paisiblement dans ce petit havre de paix du sud de la châtaigneraie cantalienne. Le potager familial, accompagné de son comparse le verger mènent leur vie de patachons, choyés qu’ils sont par une jardinière volontaire et travailleuse. Mais le temps est ingrat et les mains de la jardinière la font de plus en plus souffrir, le plaisir du jardin devenant travail avant de terminer corvée. Les herbes indésirables et bien avisées se font un malin plaisir à pousser de plus belle. Les tontes se faisant également plus rares, elles en deviennent longues et harassantes. Les arbustes deviennent vite trop haut, trop durs à tailler pour ces mains fatiguées…

Les potagers à l’ancienne, et je parle des années 70/80/90, sont des copiés-collés de l’agriculture de cette époque : intensive, interventionniste, chimique. Ma foi forts productifs mais au prix d’une dépense en eau, énergétique, pétrolière et chimique bien lourde à supporter. Et je n’ai pas parlé de la pollution…

Les temps changent, les mœurs se transforment et les priorités évoluent.

Je vous propose un exemple concret de transition d’un système classique vers un système nourricier beaucoup plus rentable en terme d’énergie injectée/énergie récoltée. Un jardin plus simple, moins fastidieux, limitant au maximum les interventions. Un outil de production efficace tirant sa plus-value des synergies mises en places grâce à la conception, un système quasi autonome et ne produisant aucuns déchets.

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Ne changeons pas de climat, changeons d’agriculture!

agricultural_optimisation_by_eintoern-d8zw804 Dans la lignée des thématiques mainstream en vogue, l’écologie climato-centrée a la part belle. Principalement en vue de préparer les esprits à la conférence sur le climat COP21 qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Pour lutter contre le dérèglement climatique, on nous vend que toutes les initiatives se valent, tous ensemble pour le climat ! Oui, mais le péquin moyen, urbain et surtout s’il est pauvre, n’a pas grand-chose à faire à part regarder l’eau monter… Une fois de plus, les principaux responsables, figures sans visages du « système » (voir les mécènes de la COP21) profitent de cette occasion pour se refaire une image verte (avec une feuille sur le logo en haut à droite) et certains de tenter de nous vendre de fausses solutions technologiques à des problèmes technologiques. Histoire de manger encore sur le mort…

Mais comme dit Bill Mollison, co-père de la permaculture,  « Alors que les problèmes du monde sont de plus en plus compliqués, leurs solutions sont honteusement simples ».

Solutions ? Une fois de plus la sobriété, ce qui ne plaira pas aux mécènes cités plus haut. Et puis il s’agit de savoir d’où vient ce carbone qui met le bazar sur notre planète… dans tous les cas de figures, il vient de sous nos pieds.

Au sens strict, l’agriculture produit 10% à 12% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine. Mais, si l’on inclut la déforestation des forêts tropicales (notamment pour produire de l’huile de palme ou du soja) ou l’urbanisation (artificialisation et perte des terres agricoles), ce chiffre grimpe jusqu’à 24%, selon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Un quart des émissions de gaz à effet de serre ! alors que le terme «agriculture» ne figure qu’une seule fois dans le texte de négociations pour la COP21 de Paris validé à Genève en février dernier !

Dans cette super conférence qui va sauver la planète financée par ceux qui la détruisent on fait donc l’impasse sur 1/4 du problème de fond.

Heureusement, les solutions sont et restent honteusement simples, et en exclusivité, Prise de Terre va vous dire comment sauver le monde.

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24 et 25 octobre : Introduction à la permaculture « conception de potager »!

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« La permaculture est une révolution déguisée en jardinage » Mike Feingold

C’est l’automne et l’heure du bilan du jardin. « Bof. 2015 fut une année moyenne : mon potager n’a pas donné grand chose, il a souffert de la sècheresse et je me suis cassé le dos à l’entretenir. Je voudrais aller vers une transition en permaculture mais je ne sais pas trop par quoi commencer…« .

Ça tombe bien, cette formation est faite pour vous.

En tant que science de conception de systèmes (vivriers par exemple), la permaculture vous aidera à créer un potager multi-étagé fonctionnel et productif. Ce dernier vous demandera beaucoup moins de travail de désherbage et d’arrosage pour une productivité accrue.

En priorisant certaines zones, en optimisant les déplacements, et en créant des structures adéquates, vous rentabiliserez chaque m² de jardin!

Fini de vivre chacun de son côté, rabibochez la Nature et votre jardin! Transformez votre potager-à-la-papa en un  écosystème cultivé, riche, productif et résilient grâce à la permaculture!

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Contenu des 2 jours

Alternants fondement théoriques et travaux pratiques, seront abordés :

  • L’historique et définition(s)
  • L’éthique
  • Les principes
  • Visite du lieu et étude des cas concrets
  • Le design
  • Le jardin-forêt
  • La permaculture « humaine »
  • Etude participative des projets des stagiaires
  • La permaculture en france et à l’internationale.

La pratique!

Nous aborderons le cas concret d’un potager « classique »  à conduire vers la transition permaculturelle :

  • étude des besoins et objectifs du propriétaire, observation (sol, climat, exposition, bordures, ressources, limites) et analyse
  • organisation des accès (allées, key-holes)
  • création de buttes auto-fertiles
  • mulchs divers et variés
  • gestion des arbres, arbustes et vivaces dans un potager (implantation, taille, greffe)
  • gestion de l’eau

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NB : Du jardin en automne? et pourquoi pas en hiver?

Parce que c’est le moment :

  • votre jardin s’est considérablement vidé de ses légumes
  • vous avez encore la tête à ça et pas encore embrouillée de vapeurs de champagne et de relents de foie gras
  • la terre est encore assez sèche et pas encore destructurée par les gels successifs
  • il y a encore un peu de lumière en fin d’après-midi
  • une fois le printemps arrivé, le sol se sera déjà structuré et les différents horizons  seront en place pour attaquer une année d’abondance….

Informations pratiques

La formation aura donc lieue les 24 et 25 octobre à Cayrols en sud cantal => lien google maps, de 9h00 à 17h30.

Le repas sera tiré du sac et pris en commun.

Pensez à prendre des affaires chaudes et imperméables (sait-on jamais…)

Tarifs : Le prix des formations s’élève à 45€/jour

Vous trouverez ici un bulletin de préinscription en ligne.

Après cette préinscription, ainsi que la réception d’un chèque d’arrhes de 20€/jour de formation (que nous n’encaisserons pas et vous rendrons le jour du stage, chèque à l’ordre de Mathieu Foudral, les Escuroux 15290 Cayrols), vous recevrez en retour:

  • un descriptif plus détaillé du stage 
  • le plan d’accès
  • une liste de logements locaux (gîtes, chambres d’hôtes, …).

Note : les chiens sont interdits sur le site, merci de votre compréhension.

Pour plus d’informations, nous contacter au 06 19 84 90 67.

Les plantes comme un livre…

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Depuis la séparation de l’Humain et de la Nature (il y a peu) et l’avènement de l’ère industrielle, le dialogue intime entre ceux qui marchent debout et leur écosystème a été brisé. Nous sommes devenus sourds et aveugles à notre entourage a tel point que nous détruisons les chances mêmes de notre espèce à se perpétuer sur Terre.

Un exemple de cet autisme est l’incapacité absolue à voir les messages que nous transmet notre environnement que ce soit au niveau planétaire mais également et surtout juste là, sous nos pieds. Car la Nature est un grand livre, qui nous parle de mille façons :  sons, goûts, odeurs, vue. Il y a bien d’autres sens encore plus subtils qui se sont fermés à nous mais je m’éloignerais dans des sphères où je n’ai guère ma place…

Ce que nous prenons comme factuel est en fait un message. Tout est message : la couleur d’une rivière après la pluie, ce vent d’ouest qui se lève, la présence de telle ou telle plante, insecte, animal en cet endroit, de même que son absence,… Prendre conscience que c’est un message est déjà une chose, en tirer un enseignement en est une autre.

Je vous propose une très succincte présentation de ce langage primordial des plantes bioindicatrices, tellement riche d’enseignements qu’il en devient pour moi une science à part entière, une autre façon de connaître son environnement, ses potentialités et ses déséquilibres. Lire la suite

Forêt-jardin : l’agroforesterie 2.0?

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L’être humain est ainsi fait qu’il redécouvre sans cesse ce qu’il a oublié quelques générations auparavant. Le fait est que ces dernières décennies, nous avons ÉNORMÉMENT oublié de ce qui se faisait en terme vivriers durant les siècles précédents. Le Bec Hellouin redécouvrant le maraîchage bio-intensif qui est peu ou prou ce qui se faisait autrefois autour de Paris est un exemple. Une autre réinvention de roue est l’agroforesterie. Très en vogue actuellement, prônée jusque par le Ministère de l’Agriculture, cette technique « innovante » existe depuis des siècles dans toutes les régions. La séparation de l’arbre et des cultures est en fait très récente (mécanisation + remembrement + spécialisation = coupe des arbres). Il existait des centaines de systèmes très bien pensés, spécifiques à chaque biotope et production alliant des productions fruitières, de bois, de matériaux à des cultures plus classiques : vigne, céréales, élevage, etc…

En permaculture on recherche la complexité, non par penchant masochiste mais pour la résilience de nos systèmes (faculté de résister à un bouleversement). Plus il y a d’éléments, plus les interactions seront nombreuses, les productions diversifiées et les synergies possibles.

La forêt, stade ultime d’évolution naturelle des écosystèmes sous nos climats, possède environ 7 étages (voir là). L’agroforesterie propose 2 étages de production (cultures annuelles ou prairie et strate arborée). Qui peux le plus peux le moins : je vous propose un petit résumé du travail de consultant que j’ai réalisé en Bourgogne (en partenariat avec le CDA) sur la conception d’un système de maraîchage en agroforesterie, incluant un sous-étage multifonctionnel et productif. Lire la suite

Un jardin (presque) sans eau

L’eau est l’élément le plus répandu sur Terre et le principal constituant de la matière vivante. Les plantes contiennent jusqu’à 85% d’eau, les bébés 75% et, par exemple, Jean-Pierre Pernault autour de 60%. Sans doute moins.

C’est pourtant l’élément le plus mal réparti. En effet, 97.5% de l’eau sur Terre est… salée. Sur les 2.5% restant seulement 30% est disponible dans les nappes phréatiques (le reste se trouve dans les glaciers, le permafrost et dans l’air). L’eau totale utilisable pour les activités humaines représente donc moins de 1% de l’eau terrestre! (source). Et à savoir que près des 3/4 de cette eau est gâchée utilisée par l’agriculture. La bonne nouvelle c’est que la quantité d’eau n’a jamais changée et ne changera pas. C’est sa redistribution et sa salubrité qui posent déjà et qui vont rapidement poser problème…

La gestion de l’eau en permaculture est aussi importante que l’eau l’est à la vie. C’est le point clé du design en tant que ressource fondamentale. Les stratégies mises en œuvre sont donc celles-ci :

  • Réduire les besoins
  • Capter/Retenir/Stocker
  • Distribuer
  • Purifier (l’eau qui ressort d’un système en permaculture a une qualité égale ou supérieure à l’eau d’entrée).

Pour cette première partie je développerais la première stratégie « Réduire les besoins » qui est simple à mettre en œuvre et la clé de voûte de la gestion. Comme on dit en Auvergne : « le premier sou économisé est celui qu’on ne dépense pas », et bien ça marche aussi avec l’eau. On ne louera jamais assez le bon sens auvergnat…

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