24 et 25 octobre : Introduction à la permaculture « conception de potager »!

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« La permaculture est une révolution déguisée en jardinage » Mike Feingold

C’est l’automne et l’heure du bilan du jardin. « Bof. 2015 fut une année moyenne : mon potager n’a pas donné grand chose, il a souffert de la sècheresse et je me suis cassé le dos à l’entretenir. Je voudrais aller vers une transition en permaculture mais je ne sais pas trop par quoi commencer…« .

Ça tombe bien, cette formation est faite pour vous.

En tant que science de conception de systèmes (vivriers par exemple), la permaculture vous aidera à créer un potager multi-étagé fonctionnel et productif. Ce dernier vous demandera beaucoup moins de travail de désherbage et d’arrosage pour une productivité accrue.

En priorisant certaines zones, en optimisant les déplacements, et en créant des structures adéquates, vous rentabiliserez chaque m² de jardin!

Fini de vivre chacun de son côté, rabibochez la Nature et votre jardin! Transformez votre potager-à-la-papa en un  écosystème cultivé, riche, productif et résilient grâce à la permaculture!

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Contenu des 2 jours

Alternants fondement théoriques et travaux pratiques, seront abordés :

  • L’historique et définition(s)
  • L’éthique
  • Les principes
  • Visite du lieu et étude des cas concrets
  • Le design
  • Le jardin-forêt
  • La permaculture « humaine »
  • Etude participative des projets des stagiaires
  • La permaculture en france et à l’internationale.

La pratique!

Nous aborderons le cas concret d’un potager « classique »  à conduire vers la transition permaculturelle :

  • étude des besoins et objectifs du propriétaire, observation (sol, climat, exposition, bordures, ressources, limites) et analyse
  • organisation des accès (allées, key-holes)
  • création de buttes auto-fertiles
  • mulchs divers et variés
  • gestion des arbres, arbustes et vivaces dans un potager (implantation, taille, greffe)
  • gestion de l’eau

key hole

NB : Du jardin en automne? et pourquoi pas en hiver?

Parce que c’est le moment :

  • votre jardin s’est considérablement vidé de ses légumes
  • vous avez encore la tête à ça et pas encore embrouillée de vapeurs de champagne et de relents de foie gras
  • la terre est encore assez sèche et pas encore destructurée par les gels successifs
  • il y a encore un peu de lumière en fin d’après-midi
  • une fois le printemps arrivé, le sol se sera déjà structuré et les différents horizons  seront en place pour attaquer une année d’abondance….

Informations pratiques

La formation aura donc lieue les 24 et 25 octobre à Cayrols en sud cantal => lien google maps, de 9h00 à 17h30.

Le repas sera tiré du sac et pris en commun.

Pensez à prendre des affaires chaudes et imperméables (sait-on jamais…)

Tarifs : Le prix des formations s’élève à 45€/jour

Vous trouverez ici un bulletin de préinscription en ligne.

Après cette préinscription, ainsi que la réception d’un chèque d’arrhes de 20€/jour de formation (que nous n’encaisserons pas et vous rendrons le jour du stage, chèque à l’ordre de Mathieu Foudral, les Escuroux 15290 Cayrols), vous recevrez en retour:

  • un descriptif plus détaillé du stage 
  • le plan d’accès
  • une liste de logements locaux (gîtes, chambres d’hôtes, …).

Note : les chiens sont interdits sur le site, merci de votre compréhension.

Pour plus d’informations, nous contacter au 06 19 84 90 67.

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Des nouvelles de la Ferme des Escuroux

Escuroux

Je n’ai pas énormément posté ces derniers temps, je m’en excuse mais cette année fut riche et beaucoup moins tranquille que je ne l’avais espéré cru! Pris dans pas mal de projets de formations, de designs et d’accompagnements divers, j’ai dû choisir les priorités. Aujourd’hui il pleut et je suis coincé par un lumbago détestable, il me paraît donc judicieux d’en profiter pour faire le point sur l’avancée des divers fronts de ce qui sera d’ici 3 ans je l’espère un bel exemple de système permacole adaptée à la châtaigneraie cantalienne.

En préambule, je me permets de présenter le nom du lieu : les Escuroux. Joli nom, dont j’ai trouvé 4 origines distinctes :

  • L’escure, l’écurie, l’étable : il y a en effet 2 granges sur place…
  • Le fait de curer les fossés (?) : le système d’irrigation gravitaire nécessitait en effet beaucoup de travail d’entretien
  • Escuroux pourrait également venir du scandinave « skuru », amené par les vikings, qui signifierait « refuge » : on ne plaisante pas avec les invasions vikings, il se trouve effectivement nombre de lieux, villages qui portent des traces d’étymologie vikings, même en Auvergne du sud. Le lieu est particulièrement adapté à cette appellation : discret, lové dans les bras d’une belle et grande forêt, entouré d’eau et exposé plein sud.
  • Mais au final, cela viendrait tout simplement de l’occitan « esquiròl » qui signifie, je vous le donne en mille, non pas Emile mais « écureuil » (Sciurus vulgaris). Nombre de lieux locaux partagent cette origine : esquirou, esquirol et nous sommes en effet entourés de magnifiques forêts (enfin, ce qu’il en reste) et d’énormément de noisetiers en particulier (indicateurs d’un sol riche en silice, filtrant, en évolution vers la forêt).

Nous validons donc cette dernière explication, en partie car les écureuils sont cools.

donnez nous notre noix quotidienne

Après avoir passé tout l’hiver (et il a duré plus de 6 mois!) à débroussailler et déblayer des quintaux d’immondices les plus divers, j’ai pu mettre à « nu » l’existant, préambule nécessaire pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement de cet ancien système.

Foin de précipitation, l’essentiel de l’année 2013 (et il  semblerait bien de 2014) sera de sauver l’existant, et il est grand! Tellement grand que j’ai décidé de me concentrer quasi-uniquement sur la zone 0 (la maison) et la zone 1 (autour de la maison). Ce qui pourrait sembler logique est un crève-cœur tant le potentiel est important en zone 2, 3 et 4!

Chantier n°52 : Le bassin caché

ceci est un ancien bassin en pierreQuel ne fut mon étonnement de voir cette dépression dans le champ en face de la maison. Il se trouve qu’il y a dessous un bassin en pierre qui devait récupérer l’eau de pluie ou du ruisseau (voir article). Après avoir creusé et enlevé les habituels sacs plastiques, bottes et bouteilles de javel, c’est donc un joli bassin en pierre de près de 3m cubes qui s’est mis à nu.

A la question, que vais-je faire de toute cette terre? Comme il n’y a pas de problèmes mais que des solutions et que le déchet est une illusion, j’en ai profité pour faire des buttes autofertiles (avec une grande partie de ce que j’avais débroussaillé et tronçonné l’hiver) le long du chemin, matérialisant une bordure qui sera plantée très bientôt!

1ères buttes autofertiles

1ères buttes autofertiles

Reste à rebâtir une partie du bassin avec un mélange très argileux. Ce point est résolu car en creusant la cave, je suis tombé sur une couche d’argile (voir chantier n°96).

Chantier n°14 : la petite maison

Course contre la montre pour sauver ce qu’il reste de cette charmante habitation, autrefois beaucoup plus grande, lovée contre le gai ruisseau et la forêt. Le toit était à refaire (très vite), ainsi qu’une partie du mur à refaire (très très vite).

Comment gagner 80m² habitables

Comment gagner 80m² habitables

C’est désormais chose faite, nous avons maintenant le temps de réfléchir à ce que nous allons en faire et comment.

Chantier n°22 : la grange

Cette très vieille bâtisse était couverte de chaume comme le souligne de vieux papiers de notaires d’après-guerre, ce qui explique la charpente très particulière et le côté sud arrondi (assez exceptionnel, en tout cas dans la région). Recouverte de tôles louches et complètement rouillées, il était grand temps de refaire charpente et toiture pour sauver aussi ce bâtiment. Ce dernier sera recouvert de bacacier (c’était ça ou refaire un toit en chaume, hmmm…) et des puits de lumière seront aménagés pour économiser de l’électricité.

grange et baissière

grange et baissière

La grange était remplie à ras bord de vieux foin poussiéreux qui datait d’au moins 20 ans. Mêmes raisons qu’en chantier n°52, cette aubaine servira à couvrir potager, buttes, et fournir du super compost dès le printemps prochain!

Une dédicace spéciale à nos amis charpentiers et maçons qui se sont successivement creusés la cervelle puis arrachés les cheveux pour refaire ce que beaucoup de monde nous disais de détruire… Et nous permettre de regagner par là même encore quelques bonnes dizaines de m² à l’abri en sauvegardant le patrimoine.

Chantier n°61 : les baissières

Après m’être bien amusé avec le niveau égyptien, j’ai pu me rendre compte que les anciens fossés du pré sud sont en assez forte pente. Ils servaient à apporter l’eau très loin, dans les autres prés, plutôt qu’à gentiment infiltrer l’eau de manière passive. Autres temps, autres mœurs : ne pouvant m’en servir pour mes desseins, j’ai donc choisi de refaire 3 principales baissières, espacées d’environ 10m chacune pour 60m linéaires.

buttes autofertiles et baissières

buttes autofertiles et baissières

L’idée est, comme d’habitude, de recueillir et d’infiltrer les eaux de pluies et de ruissellement, mais également grâce à une voie de débordement de lier les 3 baissières et de les remplir grâce à l’eau du ruisseau dérivé. J’espère finaliser cette partie l’été prochain (chantier n°152).

Baissières : ça marche!

Baissières : ça marche!

L’objectif est de réaliser un verger linéaire multi-étagé sur les buttes, j’ai déjà les plans de plantation et l’argumentaire, mais je le garde au chaud pour un post dédié. Ce devrait être un petit verger assez unique dans la région… Simple petit indice concernant la canopée 🙂

Chantier n°23 : les brebis

polly dolly

polly dolly

C’est très sympa d’hériter de prairies magnifiques et diversifiées au possible, simplement sans bétail pour les brouter, c’est une offrande à sa majesté des ronces et à la forêt. Je me posais encore la question de l’entretien quand le destin nous fit un signe par le biais de ma douce qui gagna une brebis à une loterie de village. Soit. Après beaucoup de temps, d’ampoules et de sueur, nous refîmes la clôture du pré (pas loin de 6000m² tout de même). Et c’est non sans émotion que nous accueillîmes Polly et Dolly, coresponsables de l’atelier « entretien des espaces verts » des Escuroux. Elles participeront aussi à l’entretien des bandes de prairies entre les lignes de verger et pourquoi pas du reste du domaine. Il reste désormais à leur fabriquer une petite cabane car elles attendent 2 heureux évènements pour bientôt! (chantier n°23-bis).

Chantier n°56 : la spirale aromatique

spirale aromatique faite avec les mainsPas franchement nécessaire en cette période surchargée, nous sommes néanmoins bien content d’avoir réalisé cette jolie construction (esthétiquement placée entre un pylône en béton ravissant et une délicieuse cuve de gaz) qui structure aisément notre bas d’escalier et nous permet de commencer un petit jardin d’aromate. J’en ai parlé dans cet article.

Chantier n°44 : le four à pain

four à pain

Remarquable édifice en piteux état (comme le reste), nous sommes en train de rejointer ses murs à la chaux. Il reste quelques briques à remplacer dedans et surtout TOUT LE TOIT A REFAIRE. Ce qui risque d’être une grande partie de rigolade : toit en rond, miam miam pour la redécoupe de toutes les tuiles). Les pizzas ne sont pas pour tout de suite mais j’ai la foi…

Chantier n°45 : Le sécadou

sécadou

La dernière quasi-ruine du domaine dont il reste à refaire le toit, les joints de toute urgence. Mais qu’est-ce qu’un sécadou me direz-vous miladiou?

« Le sécadou est le séchoir à châtaignes : petit édifice carré ou circulaire, établi à l’écart des maisons. Sur son plafond intérieur, en liteaux à claire-voie, on entassait les châtaignes sur une épaisseur de trente à quarante centimètres. Au rez-de-chaussée, en dessous, sur un foyer ouvert, on entretenait pendant quinze à vingt jours, et en permanence, un feu de souches sans flammes qu’il fallait très fumeux. Cette fumée dense séchait lentement les fruits au passage, avant de s’échapper par tous les interstices du toit et du bâti. »  source : http://www.francegenweb.org/~wiki/index.php/Occitan

Vous savez tout sur le sécadou, qui, bien que d’un intérêt désormais limité, reste chez nous une jolie bâtisse près de la maison, adossée au mur nord, et dont la sauvegarde, au même titre que le reste nous incombe de toute façon…

Voilà, le reste du travail (chantiers n° de 1 à 210, exceptés les précédents) est pour l’intérieur. Pas mal a déjà été fait, mais tout reste à faire : isolation en fibre de bois, électricité, plomberie, salle de bain digne de ce nom, auto-construction d’un rocket-stove, aménagement du grenier en chambres, décaissage de la cave, réalisation d’une dalle en chaux, isolation encore et toujours, menuiseries, etc, etc…

D’autant que nous avons aussi des projets pas trop mal ficelés pour ce qui est de l’autonomie énergétique (chauffage solaire, micro-turbine et quelques  panneaux photovoltaïques).

Autant dire que l’ennui est mort pour les 10 prochaines années, mais le challenge est passionnant et… les bras amis sont les bienvenus pour faire de la ferme des Escuroux un bel exemple de système autonome et nourricier en permaculture, ainsi qu’un joli spot de formations multiples et variées (et un sacré chouette lieu de vie!).

To be continued…

http://www.deviantart.com/art/Da-Birthday-Bash-Day-After-WP-61780799

Du backyard pavillonnaire à un espace nourricier

Avec le Collectif Permaculture de Genève, nous nous sommes retrouvés en force un beau matin de mars chez Cinzia et Michel qui avaient émis le souhait de démarrer leur potager « en permaculture ».

Mais qu’est-ce à dire? avant de partir la bêche en avant pour retourner tout le terrain, il m’a semblé bon de savoir un peu de quoi on parle… Et ce qu’un jardin en permaculture signifie. Retour sur les bases donc pendant un bon moment : qu’est-ce que la permaculture pour les personnes présentes? Petit tour de table pour en arriver à la  conclusion que, non, la permaculture ce n’est pas simplement faire des buttes ou mélanger les légumes et les fleurs!

Après une succinte présentation de la permaculture comme une Vision > des Principes > des Techniques, j’ai achevé tout le monde en leur proposant en silence une visite intuitive et sensorielle du jardin. Les bêches furent définitivement rangées. Lire la suite

Droit aux buttes

Vidéo

Jardins en buttes à l'écocentre du périgord

Jardins en buttes à l’écocentre du périgord

On les voit fleurir un peu partout, elles représentent une vraie révolution dans notre relation au sol et notre façon de cultiver. Symboles par excellence de l’agroécologie mais surtout de la permaculture (avec la poule), elles n’en sont pourtant qu’un élément parmi d’autres. Elles représentent l’antithèse du jardin à la papa : un espace riche et vivant, résistant à la sécheresse, à l’excès de pluie, un espace multidimensionnel extrêmement productif qui peut même être auto-fertile. L’observation et l’imitation de la Nature nous ouvre de nouvelles portes délivrées du travail du sol, des intrants chimiques et du pétrole, pour une agriculture non plate, non linéaire, vivante et qui crée de la fertilité. Explications. Lire la suite