« Imiter la Nature, hâter son oeuvre », vers une gestion respectueuse de la forêt

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Le zonage dans le design permaculturel est une juste répartition spatiale des éléments d’un système, en fonction des déplacements, de l’entretien. C’est une optimisation énergétique, rendant l’ensemble du système cohérent et soutenable. Par exemple on n’implantera pas son potager à 500m de la maison, ni son verger sous sa fenêtre (sauf si ça nous fait plaisir). Les zones sont définies à partir de la zone 0 qui est l’habitation principale. C’est logique sans doute, mais nécessaire sûrement.

On aura donc :

  • la zone 1, plus proche de la maison où l’on trouvera les herbes pour la cuisine, le potager,
  • la zone 2, un peu plus loin, où l’on trouvera par exemple le poulailler,
  • la zone 3, les grandes cultures,
  • la zone 4 le verger, les pâtures,
  • la zone 5 est la zone « sanctuaire », sauvage, un futur vivier de biodiversité, un lieu de ressourcement, d’observation…

Ce que je viens de dire est un exemple volontairement succin et totalement arbitraire du fait des différentes particularités du lieu, des habitants, de leurs priorités et donc extrêmement relatif. Je ne vais pas faire un cours sur le zonage, Nicolas l’a déjà très bien fait.

Dans la zone 4, on inclue aussi la production de bois de chauffage, voire de construction. C’est cette partie qui va nous intéresser aujourd’hui. La gestion des forêts peut ressembler par bien des façons à l’agriculture conventionnelle : ne parle-t-on pas d’exploitation forestière au même titre que d’exploitation agricole? Je vous invite par cet article à comprendre mieux le fonctionnement des forêts, les différentes formes de peuplements forestiers ainsi que les interrelations extrêmement complexes qu’entretiennent entre eux les différents éléments de ce système souverain. Cet article fait également partie des modules de cours que je donne dans le cadre de cours certifiés de permaculture. Lire la suite